Quand vient la fin…

3 07 2011

Voilà, à l’instant où je vous écrit, je suis en France. L’aventure Erasmus est officiellement terminée pour moi. Une belle aventure somme toute.

La dernière semaine à Copenhague était particulière. Après avoir été à Tivoli, histoire de se relaxer pour mon dernier exam, j’ai passé ces derniers jours à Copenhague à profiter de ceux que j’allais quitter. Comme je l’ai dit avant, je n’étais pas triste de partir. Pour moi, l’aventure Erasmus s’était déjà terminée avant dans ma tête je pense pour diverses raisons.

Lundi, avec Marco et David, nous avons suivi les résultats des référendums populaires italiens. Nous avons été super contents de voir que les Italiens, dont nous faisons partie, ont été massivement votés pour sanctionner un gouvernement corrompu jusqu’à sa source. Ils ont dit « 4 SI » pour que l’eau reste un bien public, pour interdire le retour au nucléaire, et pour que l’égalité de tous devant la justice. Grâce à ce vote, Berlusconi ne pourra pas échapper à la justice. Ce vote en Italie m’a redonné l’espoir. L’espoir qu’une nouvelle génération peut prendre les pouvoirs et faire changer les choses. Ce qui a été fait peut être défait, et une situation peut changer, se renverser, se transformer, tout est une question de volonté.

Bon concrètement ce jour là, je révisais aussi pour mon examen oral du lendemain. Donc mardi, je me suis rendu à mon examen de Conflict and Peace Making in Divided Societies. J’avais préparé un oral sur le conflit en Irlande du Nord. Après ma présentation, un débat s’est créé entre les profs et moi, un débat très enrichissant pour l’étudiant que je suis. On a beaucoup développé sur l’aspect de l’impact de la diaspora irlandaise sur le conflit et c’était très intéressant. Néanmoins, j’ai quand même eu droit à la question: « Et sinon, l’intervention de Sarkozy en Libye? » Euh… No comment. J’ai eu une bonne note à cet examen, donc j’étais vraiment très content de moi. Mais bon, c’est pas comme si j’avais rien foutu de l’année non plus.

Le mercredi, après que Lorelei ait fait ses au-revoirs à Dyvekes Allé, je suis allé à la plage d’Amager avec Gabriel, un ami brésilien. C’était vraiment cool, même si j’ai pas bien compris comment on pouvait juste mettre un pied dans l’eau. Les au-revoirs ont commencé à se succéder. J’ai fait ma soirée d’au revoir le mercredi soir. J’avais choisi de faire cette soirée là où tout avait commencé, au pub « Den Glade Gris » (Le Cochon Content), ce pub où 10 mois avant, j’avais rencontré Katy, Alex, Maria, Eduard, et Klara, mes premiers amis en Erasmus. C’était vraiment symbolique et très important pour moi de revenir là où l’aventure avait commencé. La boucle était bouclée. Katy avait trouvé ça bien que je décide de faire cette soirée à cet endroit. Et la soirée s’est super bien déroulée. Je voulais pas faire des vrais au-revoirs, dans le sens où je persiste à penser que si les personnes que tu rencontres sont tes vrais amis, tu les reverras, et que c’est une question de volonté. Sarah et moi en sommes une preuve, elle est en Australie, je suis en France, et pourtant, notre amitié est très forte, et on continue de se voir, de communiquer. Et ce lien, je pense qu’il s’est créé avec certains de mes amis que j’ai rencontré ici. En tout cas je l’espère.

Après , nous sommes allés au Sam’s Bar, je crois que j’en ai déjà parlé, c’est un bar karaoké. Marco, Adam, Emma et moi avons décidé de terminer cette soirée dans ce bar. Evidemment, j’ai eu le droit d’aller chanter. Merci les amis. Il est 4h30 du matin, je vais peut être songé à rentrer… Il fait jour dehors. Je suis parti à ma soirée il faisait jour, et je rentre de ma soirée, il fait encore jour. Cette sensation de ne pas voir la nuit me manque aujourd’hui. Pour moi il fait sombre trop vite en France. Bon pas aussi vite qu’en hiver à Copenhague.

Le jeudi, le temps était au cartonnage avant que papa et maman n’arrivent le soir. Donc après avoir tout packeté, David, Marco et moi avons mangé ensemble le soir ce que je sais faire de mieux: des lasagnes. On a passé cette soirée à parler en italien, et moi parfois en anglo-italien parce que parfois je connaissais pas le mot. Mais bon c’était trop cool. Ensuite mes parents sont arrivés. Ils découvraient ma nouvelle maison. Que j’allais quitter deux jours plus tard. J’ai ensuite été rejoindre Marco chez Emma. Marco et Emma quittaient Copenhague le vendredi. C’était vraiment bizarre de dire au revoir à Emma, comme lorsque j’avais dit au revoir à Katy. Parce qu’au fond, je pense que je les reverrai.

Le vendredi, j’ai passé la journée avec mes parents, à terminer les dernières démarches administratives avant le départ. Je suis aussi allé dire au revoir à Rune, mon mentor, à qui je dois beaucoup cette année. C’était juste le meilleur mentor du mooooonde! Il était vraiment vraiment vraiment vraiment…. trop cool! Et il m’a beaucoup aidé. Après avoir acheté mes derniers drapeaux, j’ai dit une dernière fois au revoir à l’université de Copenhague, au centre ville, et à toutes ces choses qui allaient me manquer.

Au retour à l’appartement, il n’y avait plus que David et moi. Le départ de Marco a laissé un vide dans l’appartement. J’étais le dernier des premiers comme on dit à partir. Tant de souvenirs dans cet appartement laissé pour quasi vide. Bons comme mauvais. En pesant le pour et le contre, je suis pas sûr que je dirai que mon meilleur semestre fut le deuxième. Pour des raisons simples: tout était nouveau. Le deuxième semestre a été celui de la désillusion. Comme toute ville et toute expérience, Copenhague a ses qualités et ses défauts. Et en un an, on a le temps de le voir. Que ce soit pour des raisons de personnes, d’environnement, de cours,… le premier semestre m’a plus épanoui que le deuxième. C’est peut être aussi pour ça que j’étais content de partir.

Quand on est rentré en France, je souriais en quittant Copenhague, et cette maison. Je souriais parce que ce que je devais faire ici était bel et bien terminé, je souriais parce que j’étais content de rentrer, je souriais parce qu’une page nouvelle allait se tourner, et que c’était le Maxime Globe-trotteur qui rentrait. Différent sûrement, mais en mieux. J’ai appris à prendre sur moi cette année, et Dieu sait que je l’ai fait, à m’ouvrir aux autres, enfin pas à tous, parce que j’ai toujours ce blocage avec les con(ne)s. J’ai découvert d’autres cultures, d’autres personnes, d’autres horizons. J’ai trouvé un projet, une passion pour le changement climatique, une voie, un master, un sens à ce que je faisais comme études, un nouveau mode de vie. Copenhague m’a beaucoup apporté. J’ai aussi appris à parler danois (ndlr).

C’était ça aussi Erasmus, une histoire de décollage. Le syndrome de dépression post-Erasmus? Trop peu pour moi, je suis fort trop bien content d’être rentré, et il me reste encore des choses à faire au Danemark, donc j’y retournerai 😉

Je laisserai le mot de la fin à Barney Stinson, en bon fan de « How I Met Your Mother »:

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« Les hommes rêvent du retour plus que du départ. »

14 06 2011

Le retour approche. Et ça se sent. Dans les esprits de mes amis, mais dans le mien aussi. Ayant terminé la phase écrite de mes examens, je m’accorde quelques temps de pause. Je fais pas mal de babysitting en ce moment et ça me fait du bien de passer plus de temps avec les petits.

Ces derniers jours le beau temps est revenu sur Copenhague. Samedi dernier, je suis allé manifester avec mes amies espagnoles (Emma et Maria) à Radhuspladsen pour le mouvement Democracia Real Ya! #spanishrevolution. Ce jour là il pleuvait, mais pourtant une cinquantaine d’étudiants espagnols ou non était venus montrer leur mécontentement contre les politiques économiques actuelles. C’était la première fois que je participais à un rassemblement où autant de nationalités étaient rassemblées. Ce jour là, le mouvement décentralisé à Copenhague a décidé de se réunir tous les samedis/dimanches sur cette place, et de se transformer en mouvement européen, permettant ainsi aux danois de prendre toute leur place dans un mouvement qui les concerne également. En d’autres termes, c’était vraiment cool de retrouver cette ambiance manifestante et politique qui me manquait un peu. Voir des gens qui ont envie de faire bouger les choses, c’est une bonne transition avant le retour en France…

Ensuite, nous sommes allés au Prock avec Fred, Emma, Maria, Federica et Eduard. Le Prock, c’est un bar en dessous du Parken, le stade de football national du Danemark, et stade officiel du F.C. Kobenhavn. Ce soir là, il y avait la finale de la Ligue des Champions, Man.U vs. Barcelona. Bien entendu, nous étions tous pour Barcelone, et Emma, qui est de Barcelone, avait sortie l’équipement du parfait supporter: maquillage, maillot,… Bref, c’était la folie les amis. D’autant que chaque but menait à une explosion de joie… Peu importe, la soirée se termine sur la victoire de Barcelone. Double explosion de joie!

Le lendemain, je suis allé au Paludan, c’est un bar près de l’Université de Copenhague, très sympa avec des livres tout partout. J’avais promis à Emma et Leon de les rejoindre là bas. Ces derniers temps, je me suis beaucoup rapproché d’Emma et Leon, qui sont vraiment deux personnes que je veux revoir après Erasmus. Leon va venir en France en septembre, donc le rendez vous est déjà pris, et Emma n’est pas très loin… Nous avons pris l’habitude de nous rejoindre au Paludan ou à la SAMF (la BU des Sciences Sociales de Copenhague) depuis la phase d’entrée dans la période d’examens. Même ayant terminé tous mes écrits, je continue de passer du temps là bas, parce que j’apprécie leur compagnie. Et ça me permet de penser à autre chose qu’à mon départ, et à mon oral qui aura très probablement lieu le 15 ou le 16, soit deux jours avant que je rentre…

J’ai du ensuite rejoindre Lorelei, David et Simon au Parken pour aller voir le match de foot qui opposait le FCK à Aalborg. C’était la dernière journée du Championnat Danois (Superliga) et Copenhague allait être une nouvelle fois Champion du Danemark, ce qui lui vaut un ticket pour la Ligue des Champions. Comme c’était sûr que Copenhague était champion, la remise de la coupe avait lieu après la fin du match. Nous avons acheté des écharpes, et on nous a offert une bière officielle (Carlsberg, bien entendu) du FCK.

J’ai fait pas mal de babysitting cette semaine. A cela s’est couplé le lancement du Festival Distortion 2011. C’est un festival de musique qui chaque jour se passe dans un quartier de Copenhague. Toute la journée jusqu’à 22h, il y a de l’animation de rue, et après ce sont des huge parties dans des endroits plus ou moins insolites. Bon généralement ce sont des boites de nuit, mais ce que je veux dire, c’est que certaines boites de nuits sont dans des endroits que je n’avais jamais vu avant à CPH. Peut être que c’est parce que je sortais pas vraiment en boîte… Explication valable.

Bref, donc tout a commencé mercredi. Pendant que mes colocs étaient sur un bateau qui les ramenait d’Oslo, je venais de passer une journée de babysitting assez intense. Ce qui fait que bon, j’ai raté le lancement de Distortion qui avait lieu en Centre Ville (Distortion CITY). Donc en fait pour moi, Distortion n’a réellement commencé que Jeudi, à Norrebro (Distortion NORREBRO). C’est le quartier nord de Copenhague. Je suis sorti avec mes colocs et mes amies espagnoles Marta et Maria, ainsi qu’Adam, Leon, Christine et Federica et Eduard. Au programme, bières partout, musique partout, gens bourrés partout. Tout ce que j’aime. Bon j’avoue que j’avais jamais vu autant de monde à Copenhague. C’était assez surprenant d’ailleurs… J’avais perdu l’habitude de voir autant de monde à Copenhague, et ça m’a fait du bien.

Nous avons passé la soirée au Drone, un bar-boîte rock, très sympa au coeur de Norrebro. Je suis rentré à 3h30 du matin, le soleil se levait sur Copenhague, c’était beau. Mais assez effrayant en même temps. Le soleil s’était complètement couché 5h auparavant. Le phénomène inverse de l’hiver. C’est hallucinant, il faut le voir pour le croire.

Le lendemain, Distortion prenait ses quartiers à Vesterbro. Je n’y suis pas allé parce que la soirée était un peu reuch. Mais le samedi, après être allé au Dalle Valle avec Leon, Pauline et Jonas, nous avons été à la Goodbye Party du département de Sciences Po de l’Université de Copenhague, et il n’y avait… que nous. Et les mentors. Sun, une amie coréenne nous a rejoints. Pour remonter le moral d’Emma, une mentor, nous avons décidé de mettre l’ambiance. Première étape, je danse sur le canapé. Deuxième étape, je fais changer la musique. Troisième étape, tout le monde sur la piste et on danse les amis, on danse! Puis tous mes colocs sont arrivés, plus des autres amis, plus plein d’autres gens. Et c’était trop cool. Et le top, c’est que du coup, comme j’ai mis l’ambiance avec Sun, on a réussi à garantir l’Happy Hour sur toute la nuit avant que les autres arrivent. Et on a pu gérer à peu près la musique. C’était ça. La fin. Ou presque. Je passais mes derniers moments avec ces gens que je voulais revoir. Avec qui j’avais passé 5 ou 10 mois. Avec qui j’avais partagé mon appartement, mes problèmes, mes angoisses, mes joies, mes études, mes soirées, en un mot, une page de ma vie.

Finalement, je ne retiens que ces bons moments. Enfin j’essaie, même si c’est pas toujours facile. Erasmus m’aura fait rencontrer des gens que je ne pourrais jamais oublier. Nous avons terminé la soirée à la FINAL PARTY de Distortion, au Meet Packing District, un quartier de Vesterbro blindé de bars, boîtes,… C’était la première fois que j’y allais, et c’était juste blindé de gens. Distortion, c’est dans tous les sens du terme.

Sur le chemin du retour je voyais encore le soleil se lever. Je n’oublierai jamais ce levé de soleil sur la ville. Cette ville qui m’a fait changer mes idées, mon mode de vie. Qui m’a fait grandir au travers des bons comme des mauvais moments. Finalement, Erasmus, ce n’est pas qu’une parenthèse. C’est une page qui se tourne pour un nouveau départ. Simon, mon AF, me disait « c’est le Maxime Copenhagois qui revient ». Plus Copenhagois que jamais j’ai envie de dire.

Le dimanche, nous sommes allés au Jazz Bar à Christiania. Je n’y vais pas depuis longtemps, mais j’aime me retrouver face à ces musiciens qui improvisent face à tous ces gens. Aaaaah! je veux retrouver mon saxophone et ma batterie!!!!! La musique ne m’a jamais autant manqué. Tout comme le Tennis, et mon engagement militant et associatif. C’est dingue toutes ces choses qui me manquent. Et qui font que j’ai envie de rentrer. J’ai pas envie de partir, dans le sens où je ne veux pas quitter ceux que j’ai rencontrés ici. Mais Copenhague m’a donné tout ce qu’elle pouvait. Et il est temps pour moi de tourner la page de cette belle aventure, comme j’ai tourné il y a un an la page de l’Australie.





Jeg skal være i to semestre i København…

20 05 2011

9 mois à Copenhague. La vitesse de cette année m’a fait halluciné.

J’avais postulé à un stage à l’Ambassade de France à Copenhague, qui jusqu’à la semaine dernière, me faisait espérer que je resterai plus longtemps à Copenhague. Et finalement, le jour où j’ai eu la réponse négative, deux choses me sont tombées dessus: je ne resterai pas plus longtemps, et je rentrerai en France le 18 juin (pour ceux qui révisent le Bac, le 18 juin c’est un jour important).

Et autant dire que ça fait bizarre de savoir quand on part. Je m’y préparais pas tant que ça. Enfin bref. C’est ainsi. Mais du coup ça pousse à faire un premier bilan. On se parle avec les autres, et on se demande ce qu’on a fait, ce qu’on n’a pas fait, et ce qu’on aurait voulu faire et qu’on n’a pas eu le temps de faire. Et avec les exams qui commencent, une organisation de malade commence avec.

A l’heure actuelle, mon paper sur le nationalisme Palestinien est terminé. Et j’ai passé mon écrit de danois. Enfin, le cours de culture danoise m’accréditant de 7,5 crédits est terminé aussi. Il ne me reste finalement que l’oral de danois lundi et mon oral de Conflict and Peace Making in Divided Societies que je passerai en Juin.

(Pendant ce temps là, à Copenhague, je marque une pause dans la rédaction de cet article)…

Reprenons. Donc en fait depuis, j’ai passé mon oral de Danois. Et ça s’est super bien passé. Donc 4 crédits supplémentaires. J’ai été apporté mon paper à Merete. J’ai commencé à préparer mon oral de CPMIDS. Finalement, je vais revenir sur mon idée de travailler sur l’Irlande du Nord. Oui, souvent Maxime varie.

Alors que certains font leur dernières valises, et que d’autres ont déjà « largué les amarres », je fais celui qui ne pense pas à la fin. Dans un mois maintenant, je serai en France. Dur de se mettre cette idée en tête. Mais il va falloir que je m’y prépare. Tout a été tellement vite. On a du mal à imaginer qu’un an ça passe vite habituellement, mais quand on part en Erasmus, c’est « vitesse-au-carré-puissance-trois-mille ».

J’arrive maintenant à comprendre ce que certains ressentaient avant de partir de Copenhague au 1er semestre. Le deuxième semestre a été différent. J’ai rencontré des gens, mais pas des amis proches à proprement parler. À part mes colocs. C’est bizarre. Comme je l’avais dit, on n’appréhende pas le 2ème semestre comme le premier. Au premier semestre, on découvre, alors tout est génial. Au deuxième, c’est un peu la découverte du côté obscur.

Je commence à faire le bilan. Cette année m’aura apporté beaucoup de chose. Je suis plus Européen que jamais, plus ouvert, et beaucoup de choses ont changé. Je me trouve une voie petit à petit. Un avenir se dessine. Une page se tourne.

Comme le dit Bérénice sur son blog (ici), « All good things come to an end »… Et oui, cette année, je l’aurais vécu intensément je pense, malgré les hauts et les bas que certains d’entre vous connaissent. Ce que je retiens, ce sont surtout les rencontres, bonnes comme mauvaises. Il ne faut pas se voiler la face, si certains sont en Erasmus pour rencontrer des gens, d’autres ne sont là que pour « se faire de la meuf » – fin de citation. Pardonnez moi l’expression, mais la réalité est là, et encore, j’ai modifié la citation.

Année d’illusions et de désillusions, Erasmus m’aura fait grandir, que je le veuille ou non. Pas parce que j’ai eu 20 ans au Danemark, mais parce que j’ai appris beaucoup sur les autres et sur moi. C’est une expérience enrichissante que je n’hésiterais pas à refaire si l’on m’en donnait l’occasion. A ceux que j’ai connu ici, je ne souhaite qu’une seule chose, vous revoir dans cette ville des contes de fées dans laquelle nous nous sommes rencontrés.

Si certaines choses resteront à jamais dans les rues, les bâtisses, les monuments de Copenhague, mais aussi dans mon esprit (car ce qui se passe en Erasmus reste en Erasmus), je n’hésiterai pas à partager ce que j’ai vécu ici, avec ceux pour qui j’exprime une réelle amitié, ou proximité. Je pense à ma famille, mais aussi aux sciences-potes qui avez vécu cette expérience également, et à mes sorbonnards qui me manquent énormément, sans oublier mes Aussies… 🙂

Je savais en partant que rien ne serait plus jamais comme avant à mon retour. Même si on ne doit pas y penser, plus la fin approche, plus il est difficile de se dire qu’il ne faut pas y penser. La réalité est là, dure, mais en même temps, on ressent cette impatience de rentrer.

Bérénice se demandait comment rendre à Buenos Aires ce qu’elle lui a donnée. Si je devais rendre à Copenhague ce qu’elle m’a donné, je le ferai en invitant mes proches à s’y rendre, et en revenant encore et encore dans cette ville qui m’a tant apporté. Je raconterai cette histoire, encore et encore, celle d’un étudiant franco-italien qui part pour une aventure dans un pays qu’il ne connait pas, qu’il n’aurait jamais imaginé découvrir un an auparavant… Et pourtant, je suis bien conscient que j’ai failli rater quelque chose, et surtout quelques personnes qui ont plus ou moins fait évoluer la personne que je suis.

Si des rendez-vous sont déjà pris avec certains en France (Eline, Florian, Aurélie, Pauline, Arthur, Lorelei, et Paul, je pense à vous ici), d’autres vont se prendre aux quatre coins du continent… Milan, Florence, Limerick, Newcastle, Sydney, Melbourne, Barcelone, Séville, Munich, Bonn, New York, Genève, Londres, Berlin, Sao Paulo,… de nouveaux voyages nous attendent, en espérant bien sûr que les liens qui se sont noués ici perdureront plus tard…

Si toutes les bonnes choses ont une fin, je pense aussi que l’espoir fait vivre…

« La volonté ne peut rien sans l’espoir. L’amour sans l’espoir devient une chose morte. »





I’m on the Highway to Norway!

26 04 2011

French version below – Version française en bas.

That’s done! I’ve been to the three scandinavian countries! Denmark, Sweden, and Norway! This was the objective of my year in Erasmus in Copenhagen. How glad it is to check what we planned a year ago.

Everything began on the Saturday 16th of April, when Lorraine, Aliénor, Paulina, Magdalena, Giuliano, Jess and I took the train to Malmö in Sweden. Brief stop in Malmö before taking the night bus to Oslo.

We are the 17th of April, it’s 7.00 am. We are in Oslo, the Capital of Norway. After a breakfast in Deli De Luca, we had a walk into the city, where the sun was shining, and the temperatures really high for the season. We had a look at the opera, walked along the harbour, and in the city. After lunch, we had another walk to the Frognerparken, a wondferful parc in the city. There were some sculptures inside, symbolizing the different steps of the human life, from the birth to the death. We met Charlotte, the 8th traveller this day, she was coming from Paris to Oslo by plane, and joining us for the rest of the trip at Oslo. After that, we took the metro, and in 15 minutes, still in Oslo, you see another face of the city. A natural face, with forest, ski stations, ski jumper, and a wonderful view on Oslo’s fjord. This was wonderful. We hiked back downtown during 2 hours, before taking the night train to Trondheim.

After one day in two trains, we finally arrived in Bodø, in Nordland. We saw a few northern lights, but it was amazing. We went to rent the cars, and then at 1.30 am, we took the ferry to the Lofoten Islands.

We are the 19th of April. It’s 6 am, we arrived in Lofoten. All of us were really tired, but the sunrise on the fjords of the islands let us completely amazed. It’s really wonderful to see how the earth is beautiful, letting us the opportunity to see so many wonderful landscapes. I was evasive at that moment, thinking about how it is possible that we, human, are not aware of what’s gonna happen to these islands if we do not change our ways of life. We had breakfast on the cliffs, and then we went to diverse cities of fishermen on the south of the Islands. We spent the whole day, with the willing to stop everywhere, and without really knowing what to take in picture because of the wonderfulness of the islands. Mountains, fjords, lakes, icebergs, waterfalls… I never imagined this, even in my dreams. We spent the night in Valberg, a town close to Leknes, the capital of the southern Lofoten.

We are now the 20th of April. We drove until Bø, on the North of the Lofoten. Tore, a norwegian guy who was hosting us with Bente and Jorn on the Little Lighthouse Island, came to pick us in boat to take us to the Island. Arriving there, we unpacked our stuff, and went on hiking around the island with Bente. Tore is a cooker, a super cooker I would say. He cooked for us and it was amazing! I really loved the dessert! Anyhow, then, we visited the lighthouse. It was a fairytale.

The second day on the island, we went to help to clean the place. The weather was not so good, but anyhow, we still enjoyed our time on the island. This place was so quiet, and so pleasant. Bente, Tore, and Jorn are really nice and welcoming. We had breakfast and lunch together. For breakfast, they prepared a huge plate of fruits, eggs and bacon for everyone, fruit juices, tea, coffee,… It was the paradise. For lunch, Giuliano baked lasagnas. All of us really liked it. After lunch, everybody went to bed for a nap. We learnt some norwegian and polish words. Before the dinner, we had a new hiking on the island. We went to the cave. This has been amazing, I’m never gonna forget this trip in Norway. These people we met were so welcoming and so cool. We learnt so much things there. This was amazing. We asked to Bente to pass behind the island on the way back of the hiking, with Giuliano, Lorraine and Aliénor. It was awesome and sporty as well. I was wet but I did not mind at all because of the gorgeous landscape I could see. We came back at 10 pm. During the dinner, we had a discussion with Bente and Tore, and with Giuliano as well about environmental policy, and my studies.

It’s so weird how you get closer to people you do not know before. We shared so many good moments which are absolutely unforgettable. I’m really glad that Lorraine proposed me to go with her and her friends who I did not know before. All of them are really nice. It’s so good to meet new people, because I was more and more disappointed by Erasmus. Anyhow, we left the little lighthouse island, and went back to the Lofoten for a day.

After having slept at Marinus’s place, we took the ferry to the mainland. We took some pics on the boat, nostalgic to leave this wonderful place that is the Lofoten. We took the cars and ride to Bodø once arrived in the mainland. There were a lot of waterfalls and fjords. We stopped when we saw mooses on the forest besides the road. It was so wonderful. I liked this nature that I was missing in Copenhagen, and also in Denmark. We stayed in Bodø the night.


On the way back, I was thinking to all these wonderful moments I spent on the Lofoten. The back to Copenhagen was going to be flat. But anyhow, I don’t really explain this, but I learnt a lot during this trip. First, I need a break with my student life. Second, nature is weak, and we all have to protect its wonderfulness. Third, I’m definitely gonna work for changing the relations to climate and for protecting the environment.

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C’est fait! J’ai enfin visité les trois pays scandinaves : Danemark, Suède et Norvège! C’était l’objectif que je m’étais fixé il y a un an et maintenant c’est fait! Et c’est cool!

Tout a commencé le 16 avril, quand Lorraine, Aliénor, Paulina, Magdalena, Giuliano, Jess, et moi même avons pris le train pour Malmo en Suède. Après un court arrêt, nous avons pris le bus de nuit pour Oslo.

Nous sommes le 17 avril, il est 7h du matin. Nous sommes à Oslo, la capitale norvégienne. Après un petit déjeuné à Deli De Luca, nous avons marché dans la ville, où le soleil brillait, et les températures très hautes pour la saison. Nous avons vu l’opéra, marché le long du port et dans la ville. Après le déjeuné, nous avons marché jusqu’à Frognerparken, un parc magnifique à l’intérieur de la ville. Il y a des sculptures à l’intérieur, symbolisant les différentes étapes de la vie humaine, de la naissance à la mort. Nous avons rencontré Charlotte, qui nous a rejoints à Oslo pour la suite du voyage. Après ça, nous avons pris le métro et en 15 minutes, toujours dans Oslo, nous découvrons une autre face de la ville. Une face naturelle, avec des forêts, des stations de ski, et une piste de saut à ski, ainsi et surtout qu’une vue magnifique sur le fjord d’Oslo. C’était magnifique. Nous avons marché jusqu’au centre ville pendant 2 heures avant de prendre le train de nuit pour Trondheim.

, the 8th traveller this day, she was coming from Paris to Oslo by plane, and joining us for the rest of the trip at Oslo. After that, we took the metro, and in 15 minutes, still in Oslo, you see another face of the city. A natural face, with forest, ski stations, ski jumper, and a wonderful view on Oslo’s fjord. This was wonderful. We hiked back downtown during 2 hours, before taking the night train to Trondheim.

Après une journée dans deux trains, nous sommes arrivés à Bodø, dans le Nordland. Nous avons vu des petites aurores boréales, mais c’était magique. Nous avons été récupérés les voitures, et à 1h30 du matin, nous avons pris le ferry pour les îles Lofoten.
Nous sommes le 19 avril, il est 6h du matin et nous arrivons aux Lofoten. Nous étions tous fatigués, mais le levé du soleil sur les fjords nous laissa sans voix. C’était magnifique de voir comment la Terre est belle, elle qui nous laisse l’opportunité de voir ses magnifiques paysages. J’étais évasif, cherchant à savoir pourquoi l’Homme est incapable de prendre conscience de ce qu’il adviendra à ces îles si nous ne changeons pas nos habitudes. Nous avons pris le petit déjeuné sur les falaises, avec vue sur les fjords, puis nous avons visité plusieurs villages de pêcheurs sur le sud des Îles. Nous avons passé une journée à nous arrêter un peu partout, sans vraiment savoir quoi prendre en photo parce qu’on aurait pu tout prendre en fait, tellement c’était beau. Montagnes, fjords, lacs, icebergs, cascades,… Je n’avais jamais imaginé ça, même dans mes rêves. Nous avons passé la soirée chez Marinus à Valberg.

Nous sommes maintenant le 20 avril. Nous avons roulé jusqu’à Bø, au nord des Lofoten. Tore, un norvégien qui nous hébergeait avec sa femme Bente et Jorn, sur la petite île du phare est venu nous chercher en bateau pour rejoindre l’île. En arrivant là bas, nous avons défait nos affaires et Bente nous a faits visiter l’île en randonnée. Tore est un cuisinier, je devrais même dire un super cuisinier. Il nous a faits à dîner et c’était juste énorme! Surtout le dessert! Peu importe, nous avons ensuite visité le phare, c’était un vrai conte de fée.

Le 2ème  jour sur l’île, nous avons aidé à nettoyer et à ranger le garage. La météo n’était pas géniale, mais nous avons continué à profité de notre temps sur l’île. L’endroit était si calme, et si plaisant. Avant le diner, nous avons fait une randonné sur l’île. Nous avons été dans la caverne. C’était génial, je n’oublierai pas ce voyage en Norvège. J’ai appris beaucoup de choses là bas. Nous avons demandé à Bente si nous pouvions rentré  à la maison par un autre chemin sur l’île, et du coup, on a continué la randonnée un peu plus longtemps avec elle, Giuliano, Aliénor et Lorraine.  J’étais trempé des chaussures, mais je n’y pensais même pas à cause de la beauté du paysage. Nous sommes rentrés à 10h du soir, avec un ensoleillement toujours présent. La lumière du jour était présente jusqu’à presque minuit. C’était hallucinant. Pendant le dîner, Tore, Bente, Giuliano et moi avons parlé de mes études et de politique environnementale. C’était vraiment cool de parler avec des gens qui sont conscients, et qui vivent les effets du changement climatique, ainsi que la pollution des mers par les occupants de bateaux inconscients.

Nous avons quitté la petite île le 22 avril avant de retourner chez Marinus. Le lendemain nous avons pris le ferry pour retourner sur le continent. Nous étions nostalgiques, parce que les rencontres que nous avons faites en Norvège ont été magnifiques. Nous avons conduits jusqu’à Bodø. Il y avait beaucoup de cascades, et de fjords. Nous avons marqué un arrêt quand nous avons vu un troupeau d’élans. C’était magique. Et tellement beau. J’ai vraiment apprécié cette nature qu’il me manque à Copenhague et aussi au Danemark. Nous avons passé la nuit à Bodø.

Sur le chemin du retour, j’ai pensé à tous ces moments que j’ai passé à Lofoten. Le retour à Copenhague allait être plat, dans tous les sens du terme. Mais peu importe, je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais ce voyage m’a appris beaucoup. J’avais besoin d’un break avec la vie d’étudiant. La nature est fragile, et nous devons la protéger. Enfin, je suis désormais sûr de vouloir faire partie du camp du changement en ce qui concerne le climat et la protection de l’environnement.





Helsingør.

26 04 2011

C’est par un samedi ensoleillé que Pauline, Elif et moi-même avons décidé de prendre le train pour Helsingør, petite ville située à 40 km au Nord de CPH.

Helsingør est connue pour son chateau : Kronborg, qui a notamment inspiré Hamlet de Shakespeare. Le château est également classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Voici quelques photos de cette excursion.






Ich bin Berliner!

22 03 2011

Nouvelle étape de l’aventure Erasmus : Berlin. J’y suis allé pour rendre visite à Sarah, une amie de l’IEP. Résumé de ce que j’ai vécu là bas ce week end.

Copenhagen Airport, à nous de vous faire préférer l’avion.

Tout commence jeudi soir à Copenhague. Mars signifie giboulées en français. En danois, Mars signifie énooooooormes giboulées. Vous l’aurez compris, on ne vit pas avec la météo au Danemark, mais on survit à la météo. Explications: Soleil le matin, grisaille pendant midi, pluie, puis finalement d’un coup, sans rien comprendre, grêle. Et pas de la petite grêle, la grooosse, la méchante, celle qui fait mal. Cette grêle a trouvé le moyen de se transformer en neige entre temps. Ce qui a bloqué l’aéroport de Copenhague, qui en plus, n’avait pas d’avion pour nous emmener à Berlin. Le voyage commence bien.

Finalement, j’ai eu une heure et demi de retard. Rien de bien grave… Mais au final, Copenhague-Berlin, ça a fait 3/4 d’heure de vol pour 3 heures d’attente… Mouais.

Premières vues de Berlin, on m’avait prévenu, à Berlin, on ne cherche pas la beauté architecturale de la ville. Donc mouais, bof quoi. Mais l’atmosphère régnante est particulière, et fait qu’on s’y sent bien.

Ich bin Ostberliner.

Le premier jour, nous avons fait une petite visite des monuments importants à voir. La Porte de Brandenburg, le Reichstag et sa coupole de verre qui symbolise la transparence, Alexanderplatz, Fernsehturm, l’île aux Musées… Nous sommes également passés devant plusieurs lieux de mémoires. Le passé de l’Allemagne est présent partout, notamment celui de Berlin, ville à l’Histoire passionnante. L’ambiance de Berlin est toute aussi surprenante, un cosmopolitisme à toute épreuve, et surtout un esprit de tolérance et une sympathie générale qui demeure inébranlable.

L’après midi, nous sommes allés nous plonger dans Berlin Est, pour notamment aller voir la prison de la Stasi. Malheureusement elle était fermée. Donc nous n’avons pu la voir que de l’extérieur. Normalement les visites sont faites par des anciens détenus du régime de la DDR, ce qui doit rendre passionnantes les visites. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Nous sommes alors allés au Check Point Charlie, lieu mythique de l’ancien mur qui séparait l’Est et l’Ouest.

Le soir nous sommes allés à Kreuzberg, le quartier turc et jeune de Berlin. Ce quartier est très animé, notamment la nuit. En effet, Berlin vit la nuit, et encore une fois, l’ambiance qui y règne est indescriptible, mais splendide. Sans compter que le prix des bières est dérisoire!!! J’en ai profité pour faire mes courses de Kinder, de Nutella… au total 10 kg de bouffe pour 24 euros. Moi je dis, c’est pas tous les jours qu’on peut faire ça depuis que je vis à « CO2″penhague.

 

Ich bin Berliner, un point c’est tout.

Après Berlin sous le gris, (Berlin Est en plus) Berlin sous le soleil! Nous sommes tout d’abord allés au Mémorial de l’Holocaust. Le monument est impressionnant. Des blocs gris forment un dédale dans lequel on se perd. Au bout, on trouve l’entrée du Mémorial.

Après un historique du génocide perpétré par les Nazis, 3 salles se succèdent. La première est une suite de lettres retrouvées, écrites par des prisonniers, des détenus, ou des personnes qui allaient être envoyés dans les camps de la mort. La deuxième salle est consacré à l’histoire d’une des victimes de la Shoah. Enfin la troisième salle regroupe des témoignages des survivants des camps de la mort.

A la fin du mémorial, on peut rechercher le nom des victimes de la Shoah avec la base de données de Yad Vashem.

Nous avons alors repris une petite déambulation dans Berlin, sous le soleil. J’ai pu admirer l’art urbain Berlinois, avant de rejoindre Marion avec Sarah dans Berlin Est, pour nous retrouver dans une sorte de Christiania trop cool version Berlinoise pas très loin de la Synagogue (je ne me souviens plus du nom, si tu passes par là Sarah…).

Enfin bref, pour résumer, Berlin est une ville vraiment exceptionnelle qui vient de rentrer dans mon Top 5 des villes favorites. Je pense y retourner avant la fin de l’année, car j’ai vraiment pu apprécier ce séjour out of Danmark, dans cette ville cosmopolite qu’est Berlin.





« Den Spansk Lejlighed »

2 03 2011

La colocation, c’est ce qu’on recherche tous en Erasmus. Enfin tous… pour beaucoup, en tous cas, comme moi, la colocation reste quelque chose de mythique. On a cette image de Xavier dans l’Auberge Espagnole et de ses 5 colocs, qui viennent de différents pays d’Europe… C’est à peu près à ça que ressemble ma colocation…

J’ai 3 roomies: Lorelei (française); Fred (allemand); et Marco (italien). Vous ajoutez à ça la fille du proprio, Anne Sofie, qui partage la cuisine et la salle de bain avec nous (elle est donc danoise), mais aussi Emma, la petite amie de Fred (espagnole) et vous obtenez ma colocation Erasmus.

Et je dois dire qu’après trois semaines de colocation, c’est le rêve éveillé, enfin presque. Si la bonne entente est assez générale, je n’oublie pas que quelques engueulades peuvent survenir. Mais c’est normal, on n’a pas les mêmes modes de vie, pas les mêmes envies, et pas tous les mêmes objectifs pour cette année Erasmus.

On veut tous vivre dans une « Auberge Espagnole ». En fait, on veut tous vivre dans un « vrai bordel ». Si je fais tant de références à l’Auberge Espagnole, c’est parce que la réalité Erasmus n’est parfois pas très loin de ça, avec les clichés en moins. Pour moi la colocation, c’est quelque chose de nouveau. Enfin si on exclut le fait que j’habitais chez quelqu’un au premier semestre. Alors peut être que j’idéalise un peu… Je sais pas, en tous cas, mon « Spansk Lejlighed », il me plait bien. Et je vais vous présenter mes colocs.

Lorelei a 23 ans. Elle étudie la psychologie, est française et vient de Montpellier. Lorelei et moi nous sommes rencontrés à la fin du mois d’Août avec Pauline, Arthur et Paul. Paul est le meilleur ami de Lorelei. Il l’a accompagnée au début de l’année. Avec Lorelei, on s’est tout de suite bien entendu, et on est devenu très proches. Elle habitait à Ordrup au nord de Cph au début de l’année, et puis comme ça devenait cher et difficile d’aller en cours avec le train elle a choisit de s’installer dans l’ancien appartement de Maria (mon amie irlandaise du premier semestre) qui quittait CPH en décembre, et c’est l’appartement dans lequel on vit aujourd’hui.

Lorelei, c’est un peu comme une grande soeur ici. Elle est toujours là quand on a besoin, et je dois dire que c’est hyper cool… C’est un peu ce qu’il me manquait dans l’ancien appart’. On peut pas tout dire à certaines personnes, et avec Lorelei, ce qui est cool, c’est qu’on peut (presque) tout lui dire.

Son accent du sud, quand elle le reprend, est un rayon de soleil dans le gris, le froid et l’hiver copenhaguois. Je ne vous parlerai pas des gateaux à la noix de coco…

Ensuite il y a Fred et Emma, le petit couple allemand-espagnol. Fred et Emma étudient les sciences politiques comme Marco et moi. Fred a 23 ans, il est allemand et étudie à Munich. Il était également à Copenhague au 1er semestre mais je ne l’avais jamais vu… Shame on me! Il est hyper curieux, et parle un peu français. Il nous a demandés à Lorelei et à moi de parler français pour qu’il essaie de comprendre… Moi, je tente d’apprendre quelques mots d’allemands. J’ai enrichi mon vocabulaire de quelques mots en quelques jours. Bon concrètement, je suis pas sûr que ça me servira, mais au moins je sais dire des choses gentilles comme « wunderbar und großartig » en allemand. Ce qui me sera probablement utile à Berlin dans quelques semaines… ou pas.

Emma a 20 ans, et elle vient de Barcelone. Fred et elle se sont rencontrés ici. Elle adore l’art et peint à l’appart’ quand elle est là. Enfin concrètement, elle est toujours là quand Fred est là. Je m’amuse à lui parler en espagnol parfois, enfin parler est un grand mot… On va dire lui sortir les quelques trucs dont je me souviens en espagnol. Emma est une jeune révolutionnaire indépendantiste et socialiste… et c’est vraiment trop cool! Elle parle français et le comprend super bien. Et sinon pour faire court, elle est super marrante, et elle peint trop bien, et elle est super gentille, et elle est super sympa.

Enfin il y a Marco. Marco est Italien, et il vient de Milan. Il a aussi 23 ans, ce qui fait de moi, vous l’avez compris le plus jeune de cette coloc. La vie est dure. Et injuste aussi. C’est un peu l’italien typique. Classe, gentleman, élégant, séducteur. L’italien quoi. Et puis je peux le dire, j’y suis à moitié, n’y voyez donc aucun reproche. Marco me fait apprendre l’italien, le vrai, mon objectif étant de reprendre italien l’an prochain à l’IEP en lieu et place de l’espagnol. Mission impossible de l’année. Marco est aussi mon ami du café à n’importe quel moment de la journée. Le vrai café italien de la vraie cafetière italienne que j’ai ramenée pour de vrai de Rome. Avec des cantuccini et du panettone… Hmmm… Il étudie aussi les sciences politiques (comme donc les 4/5 des habitants de cette colocation). Il parle aussi français « un p’tit peu » comme il le dit lui-même. Genre, mec, t’es limite bilingue. Et encore limite, je suis méchant, tu comprends tout! Marco, c’est aussi un partenaire de jeu au « cap ou pas cap » mais avec lui, j’ai plus tendance à dire « pas cap » que « cap »… surtout qu’il a été se baigner dans une eau approchant les 0 degré pendant le WEI… Mais RESPECT Signore!

Vous l’aurez donc compris, j’aime mon Auberge Espagnole à la sauce nordique, scandinave, danoise, copenhaguoise. Venez donc visiter mon « Spansk Lejlighed »!