Quand vient la fin…

3 07 2011

Voilà, à l’instant où je vous écrit, je suis en France. L’aventure Erasmus est officiellement terminée pour moi. Une belle aventure somme toute.

La dernière semaine à Copenhague était particulière. Après avoir été à Tivoli, histoire de se relaxer pour mon dernier exam, j’ai passé ces derniers jours à Copenhague à profiter de ceux que j’allais quitter. Comme je l’ai dit avant, je n’étais pas triste de partir. Pour moi, l’aventure Erasmus s’était déjà terminée avant dans ma tête je pense pour diverses raisons.

Lundi, avec Marco et David, nous avons suivi les résultats des référendums populaires italiens. Nous avons été super contents de voir que les Italiens, dont nous faisons partie, ont été massivement votés pour sanctionner un gouvernement corrompu jusqu’à sa source. Ils ont dit « 4 SI » pour que l’eau reste un bien public, pour interdire le retour au nucléaire, et pour que l’égalité de tous devant la justice. Grâce à ce vote, Berlusconi ne pourra pas échapper à la justice. Ce vote en Italie m’a redonné l’espoir. L’espoir qu’une nouvelle génération peut prendre les pouvoirs et faire changer les choses. Ce qui a été fait peut être défait, et une situation peut changer, se renverser, se transformer, tout est une question de volonté.

Bon concrètement ce jour là, je révisais aussi pour mon examen oral du lendemain. Donc mardi, je me suis rendu à mon examen de Conflict and Peace Making in Divided Societies. J’avais préparé un oral sur le conflit en Irlande du Nord. Après ma présentation, un débat s’est créé entre les profs et moi, un débat très enrichissant pour l’étudiant que je suis. On a beaucoup développé sur l’aspect de l’impact de la diaspora irlandaise sur le conflit et c’était très intéressant. Néanmoins, j’ai quand même eu droit à la question: « Et sinon, l’intervention de Sarkozy en Libye? » Euh… No comment. J’ai eu une bonne note à cet examen, donc j’étais vraiment très content de moi. Mais bon, c’est pas comme si j’avais rien foutu de l’année non plus.

Le mercredi, après que Lorelei ait fait ses au-revoirs à Dyvekes Allé, je suis allé à la plage d’Amager avec Gabriel, un ami brésilien. C’était vraiment cool, même si j’ai pas bien compris comment on pouvait juste mettre un pied dans l’eau. Les au-revoirs ont commencé à se succéder. J’ai fait ma soirée d’au revoir le mercredi soir. J’avais choisi de faire cette soirée là où tout avait commencé, au pub « Den Glade Gris » (Le Cochon Content), ce pub où 10 mois avant, j’avais rencontré Katy, Alex, Maria, Eduard, et Klara, mes premiers amis en Erasmus. C’était vraiment symbolique et très important pour moi de revenir là où l’aventure avait commencé. La boucle était bouclée. Katy avait trouvé ça bien que je décide de faire cette soirée à cet endroit. Et la soirée s’est super bien déroulée. Je voulais pas faire des vrais au-revoirs, dans le sens où je persiste à penser que si les personnes que tu rencontres sont tes vrais amis, tu les reverras, et que c’est une question de volonté. Sarah et moi en sommes une preuve, elle est en Australie, je suis en France, et pourtant, notre amitié est très forte, et on continue de se voir, de communiquer. Et ce lien, je pense qu’il s’est créé avec certains de mes amis que j’ai rencontré ici. En tout cas je l’espère.

Après , nous sommes allés au Sam’s Bar, je crois que j’en ai déjà parlé, c’est un bar karaoké. Marco, Adam, Emma et moi avons décidé de terminer cette soirée dans ce bar. Evidemment, j’ai eu le droit d’aller chanter. Merci les amis. Il est 4h30 du matin, je vais peut être songé à rentrer… Il fait jour dehors. Je suis parti à ma soirée il faisait jour, et je rentre de ma soirée, il fait encore jour. Cette sensation de ne pas voir la nuit me manque aujourd’hui. Pour moi il fait sombre trop vite en France. Bon pas aussi vite qu’en hiver à Copenhague.

Le jeudi, le temps était au cartonnage avant que papa et maman n’arrivent le soir. Donc après avoir tout packeté, David, Marco et moi avons mangé ensemble le soir ce que je sais faire de mieux: des lasagnes. On a passé cette soirée à parler en italien, et moi parfois en anglo-italien parce que parfois je connaissais pas le mot. Mais bon c’était trop cool. Ensuite mes parents sont arrivés. Ils découvraient ma nouvelle maison. Que j’allais quitter deux jours plus tard. J’ai ensuite été rejoindre Marco chez Emma. Marco et Emma quittaient Copenhague le vendredi. C’était vraiment bizarre de dire au revoir à Emma, comme lorsque j’avais dit au revoir à Katy. Parce qu’au fond, je pense que je les reverrai.

Le vendredi, j’ai passé la journée avec mes parents, à terminer les dernières démarches administratives avant le départ. Je suis aussi allé dire au revoir à Rune, mon mentor, à qui je dois beaucoup cette année. C’était juste le meilleur mentor du mooooonde! Il était vraiment vraiment vraiment vraiment…. trop cool! Et il m’a beaucoup aidé. Après avoir acheté mes derniers drapeaux, j’ai dit une dernière fois au revoir à l’université de Copenhague, au centre ville, et à toutes ces choses qui allaient me manquer.

Au retour à l’appartement, il n’y avait plus que David et moi. Le départ de Marco a laissé un vide dans l’appartement. J’étais le dernier des premiers comme on dit à partir. Tant de souvenirs dans cet appartement laissé pour quasi vide. Bons comme mauvais. En pesant le pour et le contre, je suis pas sûr que je dirai que mon meilleur semestre fut le deuxième. Pour des raisons simples: tout était nouveau. Le deuxième semestre a été celui de la désillusion. Comme toute ville et toute expérience, Copenhague a ses qualités et ses défauts. Et en un an, on a le temps de le voir. Que ce soit pour des raisons de personnes, d’environnement, de cours,… le premier semestre m’a plus épanoui que le deuxième. C’est peut être aussi pour ça que j’étais content de partir.

Quand on est rentré en France, je souriais en quittant Copenhague, et cette maison. Je souriais parce que ce que je devais faire ici était bel et bien terminé, je souriais parce que j’étais content de rentrer, je souriais parce qu’une page nouvelle allait se tourner, et que c’était le Maxime Globe-trotteur qui rentrait. Différent sûrement, mais en mieux. J’ai appris à prendre sur moi cette année, et Dieu sait que je l’ai fait, à m’ouvrir aux autres, enfin pas à tous, parce que j’ai toujours ce blocage avec les con(ne)s. J’ai découvert d’autres cultures, d’autres personnes, d’autres horizons. J’ai trouvé un projet, une passion pour le changement climatique, une voie, un master, un sens à ce que je faisais comme études, un nouveau mode de vie. Copenhague m’a beaucoup apporté. J’ai aussi appris à parler danois (ndlr).

C’était ça aussi Erasmus, une histoire de décollage. Le syndrome de dépression post-Erasmus? Trop peu pour moi, je suis fort trop bien content d’être rentré, et il me reste encore des choses à faire au Danemark, donc j’y retournerai 😉

Je laisserai le mot de la fin à Barney Stinson, en bon fan de « How I Met Your Mother »:

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